Route des Grandes Alpes I
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Du lac Léman au Beaufortain

La Route des Grandes Alpes s’étend des rives du lac Léman jusqu’à la Côte d’Azur, soit une distance totale de 684 km.

Il y a tant à voir que vous pouvez décider d’étaler le voyage sur plusieurs visites, afin de savourer l’expérience et d’explorer les lieux d’intérêt en cours de route de manière plus approfondie. Quoi qu’il en soit, vous découvrirez des paysages à couper le souffle, ainsi qu’une multitude d’endroits que vous n’auriez probablement jamais vus (ou skiés) autrement.

Ayant parcouru nous-mêmes chaque centimètre de la Route, nous pouvons vous promettre que suivre la légendaire Route des Grandes Alpes est quelque chose que vous n’oublierez jamais.

C’est une idylle pastorale paisible, dont les pâturages verdoyants sont ponctués ici et là d’anciens chalets de montagne décolorés par le soleil et de taches automnales de feuillage rouge et jaune ardent.

Lac Léman

La ville thermale de Thonon-les-Bains, sur la rive sud du lac Léman, est la porte d’entrée historique de la Route. Elle conserve des airs de gentillesse rétro, notamment lors des visites régulières de la fameuse « Maison de l’homme ».Belle-Epoquedes bateaux à aubes qui sillonnent encore les eaux claires du vaste lac. Thonon est également la capitale de la partie française de la région historique du Chablais, dont le reste se trouve de l’autre côté de la frontière franco-suisse.

Depuis Thonon, nous suivons la D902, dont le tracé d’abord tortueux nous propulse en quelques minutes dans les Gorges de la Dranse, pour serpenter à travers une série de montées boisées ponctuées de virages aveugles et escarpés, tandis que la rivière dégringole énergiquement en contrebas de la route.

Parmi les alpages

Lorsque les courbes commencent enfin à s’adoucir, nous passons devant un panneau indiquant le premier détour incontournable pour les voyageurs de la Route : le beau Val d’Abondance, réputé depuis longtemps pour ses AOC (appellations d’origine contrôlée).Appellation d’origine contrôlée) et est désormais également très appréciée par les familles et les skieurs de retour à la nature.

Le village d’Abondance abrite l’un des plus anciens cafés de France, le Café Pension de Savoie, ouvert en 1815 et magnifiquement restauré en 2005 par Franck Patelli et son épouse Annette.

À côté se trouve une célèbre église abbatiale augustinienne gothique fondée au XIIe siècle. Les grands cloîtres attenants ont également été conservés, avec certaines de leurs peintures murales du XVe siècle.

Parmi les domaines skiables des Portes du Soleil

À partir de maintenant, les choses commencent à s’ouvrir, et la route se redresse pour arriver à Morzine. La ville ressemble à un village de montagne classique, même si elle a été considérablement agrandie. Elle a un air de prospérité, grâce à sa situation au cœur de l’immense domaine de sports d’hiver des Portes du Soleil.

La ville d’Avoriaz, à laquelle Morzine est directement reliée par un téléphérique, surplombe le tout dans un cadre spectaculaire, sur un escarpement élevé.

À proximité se trouve le paisible lac de Montriond, point d’accès pratique au réseau local de sentiers de montagne (qui, en hiver, servent de pistes de ski de fond ou de randonnée).ski-de-fondpistes). C’est également un cadre idéal pour l’excellent hôtel-restaurant le Bout du Lac.

A travers le Massif des Aravis

La route passe cependant devant la station de ski des Gets, avant d’entamer la longue descente en lacets vers Cluses.

En suivant les panneaux de Scionzier (plutôt que ceux de Chamonix), vous traverserez la ville en toute sécurité et entamerez la longue montée régulière vers le col de la Colombière, qui culmine à 1613 mètres. Une fois le col franchi, la route descend en lacets vers le village du Chinaillon. Les vues panoramiques offrent un paysage de carte postale parsemé de joyeux chalets de montagne, éclipsés par l’épine dorsale déchiquetée du Massif des Aravis.

Plus loin, des panneaux indiquant la présence de reblochon local apparaissent au Grand Bornand, ainsi que des remontées mécaniques. Ici, le ski est depuis longtemps un mode de vie, et le forfait des Aravis comprend St-Jean-de-Sixt et La Clusaz, l’un des plus jolis villages de ski de taille moyenne.

Franchir des cols et descendre dans des vallées secrètes

Après La Clusaz, la route s’élance à nouveau vers le ciel, pour culminer au Col des Aravis (1486 m), dont les boutiques de souvenirs en bord de route proposent aux visiteurs de passage de l’artisanat local, des peaux de mouton, etc. Après le col, nous plongeons dans le Val d’Arrondine par d’autres épingles à cheveux et un court tunnel creusé dans la roche. C’est un monde secret, avec de minuscules villages nichés dans les flancs escarpés de la vallée. L’un d’entre eux, La Giettaz (lié à Combloux), accueillera bientôt des skieurs et d’autres visiteurs hivernaux, mais pour l’instant, c’est une idylle pastorale paisible, avec de riches pâturages verts ponctués ici et là de chalets traditionnels décolorés par le soleil et de taches automnales de feuillage rouge et jaune ardent.

Plus bas dans le Val d’Arly, des villages comme Crest-Voland, Flumet, Notre-Dame de Bellecombe et Praz-sur-Arly (sans oublier Megêve) proposent également des sports d’hiver à proximité des spectaculaires sommets enneigés du Mont-Blanc. Les terrains respectifs des villages sont maintenant reliés pour former l’impressionnant domaine skiable de l’Espace Diamant, et après avoir franchi le col des Saisies (1650 m), nous entrons dans le village des Saisies, dont le terrain doux et l’enneigement fiable ont rendu la région très populaire auprès des skieurs familiaux.

Dans le Beaufortain

Nous sommes maintenant dans le Beaufortain, et nous entrons dans le village historique de Hauteluce, groupé autour de la flèche en oignon de style italien de son église baroque du XVIe siècle. Les vues panoramiques sur la vallée sont accompagnées du tintement sonore des cloches (clarines) porté par la Tarine brune dont le lait entre dans la composition de l’illustre fromage AOC Beaufort, dont une grande partie est encore produite selon des méthodes ancestrales dans les alpages, ouAlpages. Le reste va à la Coopérative Laitière de Beaufort-sur-Doron, qui propose aux visiteurs des visites guidées et vend également des produits au prix de gros. La ville historique elle-même mérite également que l’on prenne le temps de la découvrir.

Il ne fait aucun doute que le Beaufortain est l’un des trésors méconnus de la France, ce que souligne la montée vivifiante à travers les forêts vers le lac de Roselend et les paysages escarpés du Cormet de Roselend (1967 m). Ce tronçon de route n’est asphalté que depuis 1970, et tout autour se trouvent de simples pistes de gravier menant aux pâturages d’été éloignés où les vaches laitières paissent tranquillement. Leur migration annuelle entre le fond de la vallée et les hauts alpages perpétue le rituel séculaire de transhumance et un fromage AOC Beaufort Alpages chalet d’été est incomparable.

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