Balade en Chien de Traîneau
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La matinée est glorieusement ensoleillée et, bien que l’air soit frais dans la large vallée de La Chapelle d’Abondance, il est positivement doux comparé au versant nord plus boisé que le soleil d’hiver refuse obstinément d’atteindre. C’est une situation normale pour ces chiens robustes dont les lignées sont originaires de climats encore plus froids, comme l’Alaska, et qui semblent préférer dormir dehors pendant que la neige s’accumule autour de leur épais pelage plutôt que de se réfugier à l’abri de leur chenil. De toute évidence, les chiens de traîneau sont une race à part, et comme nous l’avons découvert lors de notre première rencontre avec leurs cousins du Québec, ils n’aiment rien de mieux que de courir ensemble dans un paysage enneigé, même si la rencontre avec des gens qui fondent devant leur belle apparence et leur tempérament ensoleillé vient juste après.

Le monde semble et semble très différent lorsque vous glissez dans un monde enneigé et presque silencieux derrière un attelage de huskies bien disposés.

Rencontre avec les chiens

La combinaison des deux fait de la première rencontre avec les chiens une expérience pleine d’énergie. Les yeux bleu acier brillent, les queues s’agitent avec enthousiasme et les chiens sont généralement fous de joie à l’idée de nous emmener courir et de nous montrer ce dont ils sont capables. Seuls six d’entre eux auront cet honneur particulier, comme nous le voyons lorsque Vincent, de Chippewa Loisirs Nature, commence à attacher les élus aux lignes d’un traîneau bien arrimé (il n’y a jamais de bon moment pour qu’il s’élance sans un « musher » pour contrôler les choses). Le rituel de l’attachement implique beaucoup de caresses affectueuses, qui calment les chiens et renouvellent le lien étroit entre eux et leurs maîtres, ce dont l’ensemble de l’opération dépend fortement. Ils travaillent pour nous, alors nous nous occupons d’eux.

Préparer le décollage

Une position en tête du harnais est attribuée à un chien dont l’intelligence, le tempérament et d’autres aptitudes naturelles en font un leader naturel. Une fois tout le monde attaché (et après quelques instructions sur ce qui nous attend une fois en route), l’assistante de Vincent relâche sa prise sur le harnais du leader et, soudain, nous partons dans une pluie de poudreuse et avec une surprenante poussée de puissance de notre unité de propulsion à six chiens. Le monde paraît et semble très différent lorsque vous glissez dans un paysage enneigé et presque silencieux derrière un attelage de huskies, surtout si vous avez déjà fait de la motoneige. En voyageant de la sorte, vous êtes conscient de chaque contour subtil du paysage enneigé, d’autant plus que le traîneau lui-même fléchit de manière perceptible.

Dans la lumière

Peut-être que les chiens sont impatients de changer d’environnement, mais nous ne doutons pas que, pour l’instant, ils connaissent chaque étape alors que nous nous préparons à quitter l’ombre et le couvert des arbres pour nous diriger vers la chaleur relative de la lumière du soleil, en réponse aux ordres encourageants de Vincent à nos amis à fourrure à l’avant.

La vaste étendue enneigée du fond de la vallée est un endroit joyeux par une belle matinée, surtout pour les chiens, qui bondissent bientôt sur une piste soigneusement préparée pendant la nuit pour les skieurs de fond par les équipes de préparation des pistes. Pour les chiens, c’est un échauffement revigorant, pour nous, c’est sans effort, il n’y a plus qu’à profiter du paysage et de notre passage magique au coeur de la nature, au son de Vincent qui encourage chaque chien par son nom. Personne n’est oublié.

Quelques minutes plus tard, nous nous dirigeons vers d’autres arbres, parmi lesquels nous glissons sur un pont enneigé qui enjambe la rivière Dranse, avant de reprendre notre route sur le large fond de la vallée et d’accélérer le rythme d’un cran. C’est hypnotique, et nous ne sommes pas les seuls à sourire : les promeneurs et les skieurs de fond réagissent à la valeur divertissante de notre passage par un signe de la main amical. Nous aimons l’esprit contagieux et chaleureux de cet endroit, et nous décidons de revenir bientôt pour découvrir le domaine skiable, qui fait partie du vaste domaine des Portes du Soleil, à cheval sur la frontière franco-suisse.

Jusqu’à la rivière

Les pistes accessibles aux conducteurs de traîneaux à chiens sont également très étendues, à tel point qu’elles constituent l’étape d’ouverture de la légendaire Grande Odyssée, un événement annuel qui attire un grand nombre des meilleurs mushers professionnels du monde et leurs chiens.

Malheureusement, notre temps est limité et notre session de ce matin est donc beaucoup plus modeste, mais elle sert d’avant-goût des sessions plus longues que les visiteurs peuvent s’attendre à vivre ici. Quelques minutes plus tard, en réponse au commandement assuré de Vincent, les chiens effectuent un virage gracieux qui nous fait quitter le centre de la large vallée pour rejoindre un autre sentier au bord de la rivière. Les arbres tout autour sont saupoudrés de neige, créant le genre de décor hivernal que nous avons appris à aimer dans les montagnes, et nous profitons au maximum des quelques minutes qui restent avant que notre session ne prenne fin. Les chiens le sentent aussi, car ils doivent connaître les sentiers du coin par coeur.

Notre retour au point de départ crée un émoi parmi les autres chiens qui ne sont pas encore sortis. Leur tour viendra, bien sûr, mais après avoir solidement ancré le traîneau, nous remontons sur la neige et passons un peu de temps avec « nos » chiens, qui semblent maintenant remarquablement calmes, ayant évacué l’adrénaline de leur première sortie de la matinée. C’est un curieux paradoxe que ces créatures robustes et puissantes, dont les pouvoirs d’endurance sont légendaires, puissent adopter si facilement le même comportement affectueux que leurs cousins domestiques, alors nous leur donnons des câlins et des caresses qu’ils apprécient manifestement. Il en va de même pour leurs propriétaires, qui sont manifestement très attachés à leurs compagnons à fourrure. C’est vraiment un travail d’équipe.

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